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Le lycée.

(8) C'est ce sacré Charlemaaagne, qui a eu cette idée folle, d'un jour inventer l'école (8) . Lycée. Dictionnaire Larousse dit : Établissement qui dispense l'enseignement du second cycle du second degré (de la seconde à la classe de terminale). En réalité, le lycée c'est plutôt un endroit où tu es contraint & forcé d'aller chaque matin. Tu dois te lever à 6h, voire 7h ou 7h20 (pour les chanceux comme moi). Tu traînes les pieds jusque dans ta cuisine, tu manques de te rendormir dans ton bol de céréales, t'étouffant avec un ou deux corn-flakes au passage. Pestant parce que tu n'a pas réussi à t'étouffer donc tu va bel et bien devoir ramener ta tête dans ton bahut. Oui, il faut avouer, personne n'est du matin. Tu prépares ensuite ton sac, tu passes devant ta mère en faisant une grimace et en te plaignant de mal de ventre, mais ce genre de trucs ça marche jamais dans la vraie vie ! Surtout quand ton papa est médecin... Alors tu claques la porte, ton c½ur hurlant silencieusement à l'injustice. Tu as des envies de révolution, mais ça passe très vite quand tu rejoins ta classe. Il y en a que tu aimes, d'autres moins, d'autres encore beaucoup moins. Et il y a ceux que tu déteste. Ne les oublions pas, puisque eux ne t'oublient pas. Tu commence évidemment par la matière que tu déteste plus. Remarquez le sadisme de ceux qui font les emplois du temps : c'est vrai, il n'est jamais comme tu veux. Le lycée, c'est aussi les profs. Il y a ceux avec qui ça passe, et il y a ceux que tu déteste (mais qui te le rendent bien). C'est toujours quand tu n'a pas fait tes devoirs que tu es interrogé, bien sûr. Toujours. Les professeurs sont équipés de radars à glandeurs. Ils balayent d'un regard la classe, ils te repèrent, toi, te cachant derrière tes cheveux ou faisant semblant de chercher un truc dans ton sac, même si ton sac est vide ; un sentiment de puissance les envahit, cible repérée, prêt à attaquer. Ils s'approchent en catimini, façon sous-marin nucléaire, un sourire méprisant scotché aux lèvres, te regardent d'un air amusé, jubilant de leur pouvoir face à toi au simple statut d'élève, et disent d'un air calme mais qui trahit quand même leur triomphe : "toi, au tableau" . Ensuite, ils prennent un malin plaisir à te faire la morale, parce que eux, frustrés et complexés dans leur jeunesse, ont été victimes de ce genre de remontrances pendant des siècles, et que l'heure de la VENGEANCE a sonné. Ils se plaignent Ô combien ils ne peuvent travailler avec de pareils individus, Ô combien la France courre à sa perte, et Ô combien la nouvelle génération n'a aucune idée de ce qu'est travailler. " Moi, je sais pas faire les miracles, allez à Lourdes " (phrase sortie par une de mes profs un jour de Ô grand désespoir). La sonnerie retentit enfin, au bout d'une heure qui paraît plus longue que toutes tes vacances mises bout à bout, et là c'est comme un remake de la ruée vers l'or, version lycée : la ruée vers l'extérieur. Libération, on rentre à la maison. Sauf que tu tombe sur tes parents, forcément, c'est aussi leur maison hein. Et à ce moment là, la même phrase retentit dans tous les foyers de tout le pays, parce que tous les parents sont les mêmes : " T'AS EU DES NOTES ? "

MAIS J'ADOOOOOOOOOOOOOOOORE LE LYCEE

* Yes It's me one this Photo

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 06:31

Modifié le mardi 23 juin 2009 03:39